HOUPHOUET BOIGNY

KONAN BEDIE

GUEI ROBERT

LAURENT GBAGBO

SYMBOLE D'UNITE

Mercredi 23 juillet 2008

LA VIDEO DE LA COTE D'IVOIRE PROFONDE

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Mercredi 23 juillet 2008

Le président soudanais Omar el-Béchir a qualifié mercredi de "mensonges" les accusations de génocide au Darfour portées contre lui devant la Cour pénale internationale à l'occasion d'une visite sous haute sécurité dans la région.

Au même moment, au Caire, un responsable de la Ligue arabe a déclaré que le Soudan avait accepté de mettre en place des tribunaux spéciaux pour juger les responsables présumés de violations des droits de l'homme au Darfour, avec la collaboration de l'ONU et de la Ligue arabe.

Se déplaçant en convoi, entouré d'hélicoptères, soldats, policiers et membres de la Sécurité nationale, M. Béchir a été accueilli à El-Facher, capitale du Darfour-nord, par près de 6.000 manifestants pro-gouvernementaux.

Fonctionnaires, membres de tribus et étudiants ont fait fête au chef de l'Etat sous un soleil de plomb.

Une employée du gouvernement local a affirmé que sa hiérarchie avait demandé à tous les employés de se rendre au rassemblement, au cours duquel le président a dansé en levant sa canne vers le ciel.

La visite de M. Béchir intervient un peu plus d'une semaine après que le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, eut réclamé un mandat d'arrêt contre lui pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, l'accusant de vouloir "mettre un point final à l'histoire des peuples Four, Masalit et Zaghawa".

Des membres de ces groupes, dont certains font partie du Congrès national, le parti du président, se trouvaient parmi les manifestants, signe de la complexité d'un conflit où les violences, la famine et les maladies ont fait jusqu'à 300.000 morts selon l'ONU, quelque 10.000 selon Khartoum.

La Ligue arabe a annoncé mercredi que le Soudan allait mettre en place des tribunaux spéciaux pour "juger toute personne accusée d'avoir violé les lois régissant les droits de l'Homme, quels que soient les crimes".

Hicham Youssef, le chef de cabinet du secrétaire général de la Ligue Amr Moussa, a précisé que M. Béchir lui-même ne serait pas nécessairement exclu de la compétence de ces tribunaux, en dépit de son statut de chef d'Etat.

Selon ses statuts, la CPI ne peut intervenir que si la justice nationale ne peut pas ou ne veut pas traiter de manière adéquate les crimes tombant sous la juridiction du tribunal international.

A El-Facher, M. Béchir a affirmé que "ce que Ocampo a dit sur le Darfour, ce sont des mensonges".

"Nous devons trouver une solution au problème du Darfour", a-t-il lancé devant des centaines de personnes déplacées par les violences qui lui manifestaient leur soutien.

"Je suis venu ici, au Darfour, pour dire une seule chose. Chaque personne déplacée doit retourner dans son village. Le gouvernement devra alors fournir les services sociaux", a-t-il poursuivi.

Après El-Facher, où se trouve le quartier général de la force mixte ONU-Union africaine (Minuad), M. Béchir, dont la dernière visite au Darfour remontait à 2007, se rendra à Nyala (sud) où il doit inaugurer des projets liés au développement et El-Geneina (ouest).

Des analystes ont estimé que la tournée de M. Béchir faisait partie d'une offensive de Khartoum pour contrer les accusations du procureur de la CPI.

"Je pense que son but est de montrer que la population du Darfour n'est pas d'accord avec la CPI", a déclaré Adil el-Baz, rédacteur en chef du quotidien indépendant Al-Ahdath. "Cela lui donnera une nouvelle image auprès de la communauté internationale".

Cette visite intervient alors que la Minuad a annoncé qu'un responsable de la sécurité de l'ONU était hospitalisé après avoir été battu par des soldats du gouvernement soudanais, qui l'avaient entraîné dans une base militaire.

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Dimanche 20 juillet 2008
La flambée des prix des produits pétroliers au niveau mondial a amené le Gouvernement à réajuster au plan national les prix de ces produits pétroliers qui ont augmenté. Suite à cette répercussion vivement ressentie par les consommateurs, des mouvements sociaux dont des grèves ont eu lieu, notamment au niveau du secteur des transports à Abidjan et dans certaines villes de l`intérieur.

Dans un souci d`apaisement, le Premier Ministre a rencontré le vendredi 18 juillet 2008 au Palais de la Présidence, les consommateurs, les propriétaires de véhicules de transport de personnes, les conducteurs de véhicules de transport de personnes et les centrales syndicales.

Il résulte de ces rencontres, que dans l`ensemble, une baisse du prix des produits pétroliers avec des mesures d`accompagnement a été demandée.

C`est pour examiner cette demande, qu`un Conseil de Gouvernement s`est réuni le samedi 19 juillet 2008, suivi ce jour, d`un Conseil des Ministres qui s`est tenue au Palais Présidentiel au Plateau.

Prenant en compte les évolutions actuelles du cours mondial des produits pétroliers, les difficultés du secteur des transports, ainsi que les répercussions de cette hausse sur les prix des produits de grande consommation, le Conseil des Ministres décide :

1°) la baisse du prix du litre de gasoil et du pétrole lampant : ainsi le prix du litre du gasoil est fixé à compter de ce jour à 685 F au lieu de 785 F ; le prix du pétrole lampant est de 495 F au lieu de 550 F.

Ces deux produits étant ceux utilisés par le plus grand nombre des populations, la baisse de leur prix pourra sensiblement relever le pouvoir d`achat des consommateurs. Il est bien entendu que le litre du super reste inchangé.

2°) Outre cette décision de baisse des prix, le Conseil des Ministres a décidé des mesures d`accompagnement ci-après :

1) La revalorisation et extension des indemnités de transport des fonctionnaires et agents de l`Etat L`indemnité de transport a été étendue à tous les fonctionnaires. Elle passe de 2000 F CFA à 7000 F CFA pour les fonctionnaires qui travaillent à Abidjan et Bouaké et elle est de 5000 F CFA pour les autres fonctionnaires.

2) Les aménagements à faire au titre de la vignette et de la patente Afin de permettre au secteur du transport de faire face aux difficultés liées à l’augmentation du prix du carburant, les aménagements suivants sont proposés :

- Report de l’échéance de la patente pour l’année 2008 au 30 septembre 2008 et abandon des pénalités légales y afférentes ;
- Abandon de la patente et de la vignette dues pour l’année 2007 et antérieures, avec les pénalités légales y afférentes ; L’impact financier de ces mesures sera évalué sur la base de constats effectifs des réalisations du second semestre 2008.

3) La création d`un cadre de discussions en vue de l`élaboration d`une Convention collective professionnelle annexe du sous-secteur des transports terrestres.

4) La création d`un cadre de concertation pour la lutte contre la cherté de la vie avec les centrales syndicales, les transporteurs (propriétaires de véhicules de transport et conducteurs desdits véhicule), les consommateurs. Ce cadre est institué en vue d`examiner :

a) les questions liées à la hausse des prix des produits pétroliers et ses implications sur le coût de la vie ;

b) les revendications sociales émanant des centrales syndicales et liées à la flambée des prix des produits de première nécessité et à celle du prix des produits pétroliers.

5) La mise en place d`un cadre permanent de concertation entre le Gouvernement, les opérateurs du secteur pétrolier et ceux du secteur du transport pour l`étude des réajustements des prix des produits pétroliers.

6) La création dans les Communes, sous l`égide du Ministère du Commerce et avec la participation des Maires de Comités de Surveillance des prix. Ces Comités seront chargés entre autres, de vérifier sur le terrain l`affichage des prix et l`application effective des prix affichés. Ces Comités comporteront nécessairement des représentants des Associations et Groupements de consommateurs. Ils sont à mettre en place dans un délai d`un mois à compter de l`adoption de la présente communication.

7) Le renforcement de la lutte contre le racket sur les routes et sur l`ensemble du territoire national.

8) L`examen d`un allègement des conditions techniques et du coût de la visite technique automobile sur une période transitoire à déterminer. Le coût de ces mesures est estimé à 200 milliards de F CFA.

Pour le financement de celles-ci, le Gouvernement a pris les dispositions suivantes :

1) Les réductions budgétaires portant aussi bien sur les dépenses de fonctionnement que les dépenses d`investissement estimées à 49,20 milliards de FCFA , pour l’année 2008.

2) La réduction au strict minimum jusqu`à nouvel ordre, des missions à l`extérieur des Membres du Gouvernement, sauf autorisation spéciale du Premier Ministre ou du Président de la République.

3) La réduction du train de vie des Membres du Gouvernement par la prise de mesures pouvant affecter aussi bien les traitements que les véhicules de commandement ou de service : ainsi le salaire de base des membres du Gouvernement est diminué de moitié.

4) Réduction des charges de fonctionnement des Sociétés d`Etat, des Sociétés à participation financière publique majoritaire, notamment par la baisse des traitements et avantages des dirigeants de ces entreprises publiques et parapubliques.

5) Le captage des ressources exceptionnelles du fait de la hausse actuelle du cours mondial du carburant et du cacao.

Fait à Abidjan, le 20 juillet 2008
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Jeudi 17 juillet 2008
ORCA DECO a officiellement ouvert ses portes à ses clients le mercredi 16 juillet 2008 en présence du Chef de l'Etat. A cette occasion, le Président Gbagbo à salué la résistance économique caractérisée par les dirigeants de l'hyper marché.

"Je suis heureux et fier. Car, partout où on fête la résurrection, je suis heureux d'être là, mais fier aussi, de la combativité de la direction générale de ORCA", a souligné le chef de l'Etat en guise d'ouverture. Le Président Gbagbo a révélé qu'à l'annonce de l'incendie qui a ravagé dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 janvier 2007, le complexe commercial, il ne s'attendait pas à se retrouver aussi vite dans les mêmes lieux pour saluer la renaissance des magasins. Dans ce cas, ce n'était plus pour lui un devoir d'être présent, mais plutôt un honneur d'avoir été témoin qu'à partir de la douleur, on peut sortir grandi. "Il n'est pas interdit de tomber, mais c'est de savoir se relever qui est important. La Côte d'Ivoire est tombée, elle doit se relever comme ORCA DECO. C'est-à-dire plus grande, plus forte et plus belle", a dit le Président. Puis de qualifier M. Jalal Kawal, PDG d'ORCA de précurseur dans la vraie résistance économique.. En référence à un verset biblique, le Chef de l'Etat a affirmé que le pays, se trouvait dans la vallée des larmes, mais Dieu ne l'a pas oublié et lui montre par cette inauguration, les signes de sa renaissance prochaine. Il a poursuivi pour dire que cette fête, est l'exemple de ce que la foi peut faire. Le Président de la République a aussi fustigé l'attitude de ceux, qui aux premiers soubresauts, ont abandonné la Côte d'Ivoire, croyant qu'elle était perdue à jamais. "La Côte d'Ivoire n'est pas une terre qui appartient à des tribus. La Côte d'Ivoire est une république qui appartient à tous ceux qui la construisent, qui font sa richesse et qui l'aiment. Quand au premier coup de feu à des km, on fuit, c'est qu'on n'aime pas ce pays", a-t-il regretté. Il dit avoir retenu deux (02) leçons de ces évènements. La première, c'est qu'on prospère quand on est fidèle à un pays, et la seconde, la réussite d'une entreprise dépend des hommes qui la composent. Avant le Chef de l'Etat, M. Jalal Kawal, PDG du groupe a remercié le Président de la République pour sa disponibilité et son soutien indéfectible lors du terrible malheur qui les a frappé en janvier 2007. Il a relevé que beaucoup de personnes avaient pensé que l'aventure s'arrêtait pour eux. Mais selon lui, c'est dans le malheur qu'on voit ses vrais amis et assurément, le Chef de l'Etat fait parti de ceux-ci
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Jeudi 17 juillet 2008
ABIDJAN - La plupart des chauffeurs de taxis d'Abidjan poursuivaient jeudi matin leur grève, entamée lundi contre la hausse du prix du carburant, malgré l'appel à la reprise lancée la veille par certains de leurs représentants.
Les taxis collectifs (wôrô-wôrô) et les minibus (gbaka), très prisés par les Abidjanais en raison de leur coût modéré, étaient absents de la capitale économique ivoirienne.
Seuls quelques taxis "compteurs", autorisés à circuler dans les dix communes du district d'Abidjan, étaient visibles dans les quartiers populaires de Koumassi, Treichville et Marcory (sud), de même que dans le quartier administratif et des affaires du Plateau (centre), a-t-on constaté.
Mercredi soir, un appel à la reprise avait été lancé par une quarantaine de représentants syndicaux, à l'issue d'une réunion avec le chef de l'Etat Laurent Gbagbo.
Une certaine confusion régnait toutefois au sein du mouvement syndical, certains représentants des chauffeurs ayant refusé, à l'issue d'une réunion mercredi après-midi avec le ministre des Transports, de lever le mot d'ordre de grève.
Cette paralysie du transport privé à Abidjan se conjuguait aussi jeudi avec le lancement d'une "grève d'avertissement" de 48 heures de la principale centrale syndicale du pays contre la hausse du carburant et pour le "déblocage des salaires".
Jeudi matin, la situation était assez tendue dans certains quartiers populaires d'Abidjan, où des groupes de jeunes voulaient empêcher les taxis de circuler.

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Jeudi 17 juillet 2008

Bush et Compaoré (Burkina Faso) affirment l'urgence d'une solution au Zimbabwe

 Les présidents américain et burkinabè George W. Bush et Blaise Compaoré ont affirmé mercredi l'urgence d'une résolution de la crise au Zimbabwe, à l'issue d'entretiens à la Maison Blanche.

M. Bush s'est dit "déçu" auprès de M. Compaoré du fait que la Chine et la Russie ont mis leur veto la semaine dernière à des sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU contre le président zimbabwéen Robert Mugabe et plusieurs responsables du régime à la suite d'un processus électoral qui a suscité une large réprobation.

M. Bush a dit à son hôte que, faute de mesures de rétorsion internationales, son administration envisageait à présent des sanctions américaines.

"Nous nous soucions profondément du triste sort des habitants du Zimbabwe, et nous espérons une résolution pacifique bientôt", a dit M. Bush à M. Compaoré, dont le pays a voté en faveur des sanctions proposées au Conseil de sécurité.

"Nous avons bien sûr souligné la nécessité, surtout l'urgence pour le rétablissement d'un Etat de droit véritable au Zimbabwe et aussi l'impératif, l'urgence aussi pour le Darfour", a dit M. Compaoré en français.

Il a qualifié la situation au Darfour de "drame qui commence à être très lourd pour l'Afrique".

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, est récemment devenu médiateur en chef de l'ONU et de l'Union africaine (UA) pour le Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile et à une grave crise humanitaire

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Jeudi 17 juillet 2008

Un soldat de la Minuad tué au Darfour

Un soldat de la Mission des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Minuad) a été tué par balle au Darfour, dans l'ouest du Soudan, une semaine après la mort de sept autres soldats tués par des miliciens, annonce une porte-parole de l'Onu.

Le soldat a été tué lors d'une patrouille dans l'ouest du Darfour, a indiqué sans autre précision Marie Okabe, porte-parole de l'Onu.

L'incident s'est produit peu avant 17h00 et le soldat tué était nigérian.

"Il s'agissait d'un vol de voiture. Il a opposé une certaine résistance et il a été abattu",Balla Keita, commandant de secteur pour l'Etat du Darfour occidental.

Shereen Zorba, porte-parole de la Minuad au Soudan, a condamné l'agression qui s'est produite près de la frontière tchadienne et elle a souligné que la force de maintien de la paix avait atteint les limites de ses capacités.

"Nous invitons la communauté internationale à agir rapidement pour renforcer la force. Nous avons besoin de renforts, sinon nous sacrifions en vain les vies de nos hommes et de nos femmes", a-t-elle dit.

La semaine dernière, des soldats et des policiers de la Minuad qui effectuaient une patrouille de routine sont tombés dans le nord du Darfour dans une embuscade tendue par des miliciens armés se déplaçant à bord d'une quarantaine de véhicules. Sept membres de la Minuad ont été tués et une vingtaine ont été blessés.

Un diplomate du Conseil de sécurité a déclaré mercredi que dans un compte-rendu fait à huis clos après l'attaque, Jean-Marie Guéhenno, chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu, avait donné au Conseil de sécurité des détails établissant des liens entre les miliciens et le gouvernement soudanais.

Khartoum s'est défendu de toute implication. Son représentant permanent à l'Onu, Abdalmahoud Abdalhaleem, a imputé l'attaque à un groupe de rebelles du Darfour, la SLM Unity.

Aucune information n'a filtré sur les auteurs de l'attaque de mercredi.

Les responsables de l'Onu ont indiqué que le personnel de la Minuad était en état d'alerte depuis que Luis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale, a demandé que la CPI délivre un mandat d'arrêt à l'encontre du président soudanais Omar Hassan al Bachir, soupçonné de génocide au Darfour.

Louis Charbonneau, version française Nicole Dupont

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Vendredi 11 juillet 2008
ABIDJAN - Le procureur de la République d'Abidjan, Raymond Tchimou a annoncé vendredi qu'il avait demandé l'inculpation de quatre Français dans le cadre de l'enquête sur la disparition en 2004, du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer.
Ces quatre Français, qui faisaient partie à l'époque d'une société de consultants sur le cacao pour laquelle avait travaillé Guy-André Kieffer, auraient menacé le journaliste à plusieurs reprises, a expliqué le procureur lors d'une conférence de presse.
"Dès lors l'inculpation de ces quatre personnes à savoir Eric Latham, Stéphane de Vaucelles, Aron Brunetière, Robert Dulas, comme auteurs ou complices de l'enlèvement, de la séquestration ou de l'assassinat de Kieffer, s'impose nécessairement dans le cadre de la manifestation de la vérité", a-t-il ajouté.
"C'est ce message que nous avons laissé au juge d'instruction Patrick Ramaël", en charge de l'enquête sur cette affaire en France, a ajouté M. Tchimou.

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Mardi 8 juillet 2008

Le G8 promet 60 milliards de dollars aux pays en développement


Cette aide, répartie sur 5 ans, sera destinée à la lutte contre les maladies infectieuses dans les pays en développement. Le "club des huit" renouvelle en outre son engagement de doubler l'aide globale d'ici 2010.

De gauche à droite, le président russe Dmitri Medvedev, le président américain George Bush, le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda, le président Nicolas Sarkozy et la Chancelière allemande Angela Merkel (Reuters)

 

De gauche à droite, le président russe Dmitri Medvedev, le président américain George Bush, le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda, le président Nicolas Sarkozy et la Chancelière allemande Angela Merkel (Reuters)

 

Les pays membres du G8 ont annoncé, mardi 8 juillet lors du sommet de Toyako (Japon), qu'ils se donnaient 5 ans pour débloquer 60 milliards de dollars. Cette aide sera destinée à la lutte contre les maladies infectieuses en Afrique.
D'autre part, les huit états les plus puissants ont confirmé leur engagement de doubler leur aide globale d'ici 2010.
"Nous réitérons notre engagement à poursuivre les efforts, à travailler vers le but de fournir au moins 60 milliards de dollars sur cinq ans pour combattre les maladies infectieuses et renforcer la santé", ont indiqué dans un communiqué les chefs d'Etat et de gouvernement du G8.

Lutter contre le sida et la malaria

Lors du précédent sommet du G8, en 2007 à Heiligendamm (Allemagne), les huit pays-membres avaient pris l'engagement de verser ces 60 milliards de dollars à la lutte contre la malaria et le sida. Aucune date-butoir n'avait toutefois été fixée.
A Toyako, les Huit ont aussi confirmé un autre engagement, pris cette fois lors du sommet de Gleaneagles (Ecosse), en 2005. Ils avaient alors décidé d'augmenter de 25 milliards de dollars par le montant de leur aide directe au développement pour l'Afrique, soit un doublement par rapport à son niveau de 2004.

Préoccupé par la crise alimentaire

Le G8 s'est par ailleurs affirmé "profondément préoccupé par la forte hausse des prix de l'alimentation mondiaux" qui, "associée à des problèmes d'approvisionnement dans de nombreux pays en développement, menace la sécurité alimentaire mondiale".
Les pays les plus industrialisés ont demandé aux pays qui disposent de stocks de nourriture en quantité suffisante "de rendre disponible une partie de leurs excédents pour les pays dans le besoin" face à l'augmentation des prix mais d'une façon qui ne porte par atteinte aux règles commerciales.
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Lundi 7 juillet 2008

AFFAIRE GUY ANDRE KIEFFER:L'épouse du président ivoirien Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, est convoquée jeudi à Paris pour être entendue comme témoin dans l'enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer à Abidjan en 2004, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier.
Simone Gbagbo est convoquée jeudi chez le juge parisien Patrick Ramaël, ainsi que l'ancien ministre ivoirien de l'Economie, Paul Antoine Bohoun Bouabré, selon ces sources, confirmant une information de RFI.
On ignorait dans l'immédiat si Mme Gbagbo comptait répondre à cette convocation.
"Cela fait plus d'un an que nous avons demandé l'audition au juge de Mme Gbagbo dont le nom apparaît dans cette affaire depuis le début", a déclaré à l'AFP Osange Silou-Kieffer, épouse du journaliste et partie civile dans le dossier.
Journaliste franco-canadien indépendant enquêtant notamment sur des malversations dans la filière cacao en Côte d'Ivoire, Guy-André Kieffer a disparu le 16 avril 2004 à Abidjan.
Selon les enquêteurs français, il a été enlevé par un commando sur un parking de supermarché du centre d'Abidjan alors qu'il avait rendez-vous avec Michel Legré, beau-frère de Simone Gbagbo, l'épouse du président ivoirien. Il aurait ensuite été abattu par ses ravisseurs. Son corps n'a jamais été retrouvé.
Michel Legré a été mis en examen par le juge Ramaël le 11 octobre 2004.
Les enquêteurs ne soupçonnent pas le couple présidentiel d'être impliqué directement dans cette affaire, mais plutôt certains cadres du régime liés aux milieux d'affaires, notamment ceux du cacao.

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