LA VIDEO DE LA COTE D'IVOIRE PROFONDE
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander

KONAN BEDIE


LA VIDEO DE LA COTE D'IVOIRE PROFONDE
Le président soudanais Omar el-Béchir a qualifié mercredi de "mensonges" les accusations de génocide au Darfour portées contre lui devant la Cour pénale internationale à l'occasion d'une visite sous haute sécurité dans la région.
Au même moment, au Caire, un responsable de la Ligue arabe a déclaré que le Soudan avait accepté de mettre en place des tribunaux spéciaux pour juger les responsables présumés de violations des droits de l'homme au Darfour, avec la collaboration de l'ONU et de la Ligue arabe.
Se déplaçant en convoi, entouré d'hélicoptères, soldats, policiers et membres de la Sécurité nationale, M. Béchir a été accueilli à El-Facher, capitale du Darfour-nord, par près de 6.000 manifestants pro-gouvernementaux.
Fonctionnaires, membres de tribus et étudiants ont fait fête au chef de l'Etat sous un soleil de plomb.
Une employée du gouvernement local a affirmé que sa hiérarchie avait demandé à tous les employés de se rendre au rassemblement, au cours duquel le président a dansé en levant sa canne vers le ciel.
La visite de M. Béchir intervient un peu plus
d'une semaine après que le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, eut réclamé un mandat d'arrêt contre lui pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, l'accusant
de vouloir "mettre un point final à l'histoire des peuples Four, Masalit et Zaghawa".
Des membres de ces groupes, dont certains font partie du Congrès national, le parti du président, se trouvaient parmi les manifestants, signe de la complexité d'un conflit où les violences, la famine et les maladies ont fait jusqu'à 300.000 morts selon l'ONU, quelque 10.000 selon Khartoum.
La Ligue arabe a annoncé mercredi que le Soudan allait mettre en place des tribunaux spéciaux pour "juger toute personne accusée d'avoir violé les lois régissant les droits de l'Homme, quels que soient les crimes".
Hicham Youssef, le chef de cabinet du secrétaire général de la Ligue Amr Moussa, a précisé que M. Béchir lui-même ne serait pas nécessairement exclu de la compétence de ces tribunaux, en dépit de son statut de chef d'Etat.
Selon ses statuts, la CPI ne peut intervenir que si la justice nationale ne peut pas ou ne veut pas traiter de manière adéquate les crimes tombant sous la juridiction du tribunal international.
A El-Facher, M. Béchir a affirmé que "ce que Ocampo a dit sur le Darfour, ce sont des mensonges".
"Nous devons trouver une solution au problème du Darfour", a-t-il lancé devant des centaines de personnes déplacées par les violences qui lui manifestaient leur soutien.
"Je suis venu ici, au Darfour, pour dire une seule chose. Chaque personne déplacée doit retourner dans son village. Le gouvernement devra alors fournir les services sociaux", a-t-il poursuivi.
Après El-Facher, où se trouve le quartier général de la force mixte ONU-Union africaine (Minuad), M. Béchir, dont la dernière visite au Darfour remontait à 2007, se rendra à Nyala (sud) où il doit inaugurer des projets liés au développement et El-Geneina (ouest).
Des analystes ont estimé que la tournée de M. Béchir faisait partie d'une offensive de Khartoum pour contrer les accusations du procureur de la CPI.
"Je pense que son but est de montrer que la population du Darfour n'est pas d'accord avec la CPI", a déclaré Adil el-Baz, rédacteur en chef du quotidien indépendant Al-Ahdath. "Cela lui donnera une nouvelle image auprès de la communauté internationale".
Cette visite intervient alors que la Minuad a annoncé qu'un responsable de la sécurité de l'ONU était hospitalisé après avoir été battu par des soldats du gouvernement soudanais, qui l'avaient entraîné dans une base militaire.
La flambée des prix des produits pétroliers au niveau mondial a amené le Gouvernement à réajuster au plan national les prix de ces produits pétroliers qui ont augmenté. Suite à cette
répercussion vivement ressentie par les consommateurs, des mouvements sociaux dont des grèves ont eu lieu, notamment au niveau du secteur des transports à Abidjan et dans certaines villes de
l`intérieur.
ORCA DECO a officiellement ouvert ses portes à ses clients le mercredi 16 juillet 2008 en présence du Chef de l'Etat. A cette occasion, le Président Gbagbo à salué la résistance
économique caractérisée par les dirigeants de l'hyper marché.
ABIDJAN - La plupart des chauffeurs de taxis d'Abidjan poursuivaient jeudi matin leur grève, entamée lundi contre la hausse du prix du carburant, malgré l'appel à la reprise lancée la
veille par certains de leurs représentants.
Bush et Compaoré (Burkina Faso) affirment l'urgence
d'une solution au Zimbabwe
Les présidents américain et burkinabè George W. Bush et Blaise Compaoré ont affirmé mercredi l'urgence d'une résolution de la crise au Zimbabwe, à l'issue d'entretiens à la Maison Blanche.
M. Bush s'est dit "déçu" auprès de M. Compaoré du fait que la Chine et la Russie ont mis leur veto la semaine dernière à des sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU contre le président zimbabwéen Robert Mugabe et plusieurs responsables du régime à la suite d'un processus électoral qui a suscité une large réprobation.
M. Bush a dit à son hôte que, faute de mesures de rétorsion internationales, son administration envisageait à présent des sanctions américaines.
"Nous nous soucions profondément du triste sort des habitants du Zimbabwe, et nous espérons une résolution pacifique bientôt", a dit M. Bush à M. Compaoré, dont le pays a voté en faveur des sanctions proposées au Conseil de sécurité.
"Nous avons bien sûr souligné la nécessité, surtout l'urgence pour le rétablissement d'un Etat de droit véritable au Zimbabwe et aussi l'impératif, l'urgence aussi pour le Darfour", a dit M. Compaoré en français.
Il a qualifié la situation au Darfour de "drame qui commence à être très lourd pour l'Afrique".
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, est récemment devenu médiateur en chef de l'ONU et de l'Union africaine (UA) pour le Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile et à une grave crise humanitaire
Un soldat de la Minuad tué au Darfour
Le soldat a été tué lors d'une patrouille dans l'ouest du Darfour, a indiqué sans autre précision Marie Okabe, porte-parole de l'Onu.
L'incident s'est produit peu avant 17h00 et le soldat tué était nigérian.
"Il s'agissait d'un vol de voiture. Il a opposé une certaine résistance et il a été abattu",Balla Keita, commandant de secteur pour l'Etat du Darfour occidental.
Shereen Zorba, porte-parole de la Minuad au Soudan, a condamné l'agression qui s'est produite près de la frontière tchadienne et elle a souligné que la force de maintien de la paix avait atteint les limites de ses capacités.
"Nous invitons la communauté internationale à agir rapidement pour renforcer la force. Nous avons besoin de renforts, sinon nous sacrifions en vain les vies de nos hommes et de nos femmes", a-t-elle dit.
La semaine dernière, des soldats et des policiers de la Minuad qui effectuaient une patrouille de routine sont tombés dans le nord du Darfour dans une embuscade tendue par des miliciens armés se déplaçant à bord d'une quarantaine de véhicules. Sept membres de la Minuad ont été tués et une vingtaine ont été blessés.
Un diplomate du Conseil de sécurité a déclaré mercredi que dans un compte-rendu fait à huis clos après l'attaque, Jean-Marie Guéhenno, chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu, avait donné au Conseil de sécurité des détails établissant des liens entre les miliciens et le gouvernement soudanais.
Khartoum s'est défendu de toute implication. Son représentant permanent à l'Onu, Abdalmahoud Abdalhaleem, a imputé l'attaque à un groupe de rebelles du Darfour, la SLM Unity.
Aucune information n'a filtré sur les auteurs de l'attaque de mercredi.
Les responsables de l'Onu ont indiqué que le personnel de la Minuad était en état d'alerte depuis que Luis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale, a demandé que la CPI délivre un mandat d'arrêt à l'encontre du président soudanais Omar Hassan al Bachir, soupçonné de génocide au Darfour.
Louis Charbonneau, version française Nicole Dupont
ABIDJAN - Le procureur de la République d'Abidjan, Raymond Tchimou a annoncé vendredi qu'il avait demandé l'inculpation de
quatre Français dans le cadre de l'enquête sur la disparition en 2004, du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer.
De gauche à droite, le président russe Dmitri Medvedev, le président américain George Bush, le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda, le président Nicolas Sarkozy et la Chancelière allemande Angela Merkel (Reuters)
AFFAIRE GUY ANDRE KIEFFER:L'épouse du président ivoirien Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, est convoquée jeudi à Paris pour être
entendue comme témoin dans l'enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer à Abidjan en 2004, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier.
Derniers Commentaires