FRANCE
20 sept. 2007
Se plaçant sur un plan "éthique" et "moral", les détracteurs de l'amendement ont invoqué la "conscience" et "l'honneur" de la patrie des droits de l'Homme. "On n'est plus dans un débat gauche-droite, on est dans un débat par rapport à notre propre conscience", a alerté Patrick Braouezec (PCF).
"Il ne faut pas se livrer à des expérimentations quand l'essentiel est en jeu", a plaidé Manuel Valls (PS), pour qui "ce type d'amendements est contraire aux valeurs de ce pays". Certains ont cité le généticien Axel Kahn, qui a dit redouter une "régression radicale".
Plusieurs députés UMP ont reconnu leur malaise. "Nous ne pouvons pas accepter une telle proposition qui remet en question l'esprit et la lettre de notre droit", a exhorté Etienne Pinte (UMP), c'est "bien trop grave pour réfléchir à la va-vite". Il a invité les députés à "ne pas suivre comme des moutons de Panurge" les onze pays européens qui appliquent une mesure similaire.
Les députés doivent encore achever l'examen des 18 articles du projet de loi Hortefeux, après avoir adopté mercredi plusieurs mesures durcissant les conditions de l'immigration familiale.