Thomas Sankara est né le 21 Décembre 1947 dans une famille de la bourgeoisie moyenne, et très chrétienne, qui souhaitait d'ailleurs qu'il devienne un prêtre.
Il ne l'est pas devenu, mais sa foi chrétienne ne le quittera pas, même lorsqu'il deviendra un marxiste convaincu.

Sa carrière militaire commence à 19 ans, avant qu'il ne soit envoyé poursuivre sa formation à Madagascar. Il aura donc l'occasion d'observer de ses propres yeux les soulèvements populaires contre la néo-colonisation en 1971/1972.
Il retourne en Haute-Volta en 1972, et participera à la guerre contre le Mali de 1974.
Il va ensuite en France, puis au Maroc où il rencontre en 1976 Blaise Compaoré. Les deux hommes deviendront rapidement très proches, se considérant comme des "frères".

Les deux hommes formeront avec Henri Zongo et Jean-Baptiste Boukary Lingani le ROC ou Rassemblement d'Officiers Communistes qui sera un rassemblement de jeunes officiers, durant la présidence de Henri Zerbo.

Thomas Sankara est nommé Secrétaire d'Etat à l'Information en Septembre 1981, et fera sensation en se rendant à vélo à sa première réunion de cabinet. Il démissionnera avec fracas le 21 Avril 1982 pour marquer sa protestation, en s'écriant "malheur à ceux qui veulent baillonner le peuple".
Le 07 Novembre 1982, un coup d'état place Jean-Baptiste Ouedraogo au pouvoir. Thomas Sankara sera nommé Premier Ministre en Janvier 1983. Après une visite du conseiller aux affaires africaines français, Jean-Christophe Mitterrand, le fils du président français, Thomas Sankara sera placé en résidence surveillée.

Son ami Blaise Compaoré organise un coup d'état le 04 Août 1983, et le place au pouvoir.
Capitaine Thomas Sankara 21 décembre 1949: naissance de Thomas Sankara à Yako (Burkina Faso) assassiné le 15 octobre 1987 par François Mitterand, Guy Penne (Son conseiller), Houphouët Boigny et son "ami" Blaise Compaoré. On ne saurait trop souligner qu'il n'a pas été renversé par son peuple, et nulle manifestation de soutien à ses assassins n'a pu être organisée. Et si dans la lutte qu'il a engagée contre le néo-colonialisme, la corruption, la gabegie et le népotisme, certains de ses compagnons rejoignirent le camps adverse jusqu'à organiser lâchement son assassinat. Le peuple burkinabè que je respecte, quant à lui, n'a jamais apporté sa caution à ce gouvernement.

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