DES TETES VONT TOMBER,UNE INSTRUCTION EST EN COURS POUR DEMASQUER LES FAUTIFS.
L’opinion nationale et internationale saura bientôt qui ou ce qui est à l’origine de l’incident produit le jeudi 8 mai à l’aéroport de Yamoussoukro. A cette date, avait été bloqué dans son avion pendant environ 30 mn parce que l’échelle de coupée à laquelle l’on devrait amarrer l’engin volant ne fonctionnait pas. Interrogé hier sur la responsabilité de son entreprise dans l’affaire, le Directeur général de la Société d’exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (Sodexam), Georges Ezalé, à Yamoussoukro pour l’ouverture du séminaire sur la mise en place d’un plan nouveau d’actions de sa structure, se lave les mains. Il a révélé à la presse qu’une enquête dans le but de faire la lumière sur le malheureux événement est en cours. «Une instruction a été ouverte pour mieux situer les responsabilités. Lorsque les résultats seront rendus publics, on saura ce qui s’est réellement passé», a-t-il déclaré s’abstenant de tout commentaire.

En sus, c’est l’Etat de Côte d’Ivoire qui a pris le taureau par les cornes en diligentant une investigation au lendemain de l’incident. Cette enquête dont les résultats sont attendus par le sommet de l’exécutif ivoirien permettra de sanctionner sans état d’âme les personnes impliquées dans l’affaire. Il n’est donc pas prématuré d’affirmer que des têtes vont, sans aucun doute, tomber. Car, il faut le rappeler, le président de la République et toutes les personnalités présentes à l’aéroport pour accueillir le premier citoyen du pays des Hommes intègres en déplacement à Abidjan pour la 3ème réunion du Cadre permanent de concertation (CPC), avaient été mis mal à l’aise.

Blaise Compaoré avait été «coincé» dans le boeing 227 qui le transportait de Ouagagadou à Yamoussoukro. De 12h15mn à 12h45mn, il aura attendu en vain l’échelle de coupée qui devrait lui permettre de descendre sereinement de son avion et de recevoir les honneurs dus à son rang. Cette échelle, la seule que possède l’aéroport de la capitale politique, était hors d’usage ce jour et les techniciens n’avaient pu redonner vie à l’appareil. Devant l’incapacité des mécaniciens à le réparer dans l’immédiat, l’homologue de Laurent Gbagbo avait eu son salut en s’exfiltrant par l’issue de secours de l’avion.

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