Ca y est, le «copain» de Nicolas Sarkozy, l'idole des banlieues noires est en France. Le candidat à la Maison Blanche préféré des Français est arrivé vendredi peu après 15h30 à Paris, pour une visite de quelques heures.

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L'avion du sénateur de l'Illinois, en provenance de Berlin, s'est posé à l'aéroport de Paris-Le Bourget. Il s'est rendu dans la foulée à l'Elysée pour y rencontrer Sarkozy. Le président français et le candidat démocrate donnent une conférence de presse vers 18h à l'issue de leur entrevue. Vivez la en direct sur 20minutes.fr.

18h43: «Je préfère ça plutôt qu'on ignore la France et l'Europe»
Sarkozy applaudit le plaidoyer que vient de faire Obama pour une coopération rapprochée avec ses partenaires mondiaux: «L'idée d'une Amérique qui mettrait l'écoute des partenaires au premier rang de ses priorités, c'est une idée qui me séduit. Je préfère ça plutôt qu'on ignore la France et l'Europe». Et vlan pour Geroge W. Bush!

18h37: Sarkozy défend sa «décision difficile» de rester en Afghanistan
«En Afghanistan, nous n'avons pas le droit de perdre, nous n'avons pas le droit de laisser revenir des gens [les talibans, ndlr] qui lapident dans des stades des femmes accusées d'adultère. Le Moyen-Age ne doit pas revenir en Afghanistan. Imaginez que nous partions et que nous ne soutenions plus le président Karzaï...»

18h34: Afghanistan: Obama veut «finir le job»
«Je suis très reconnaissant au président Sarkozy de maintenir des troupes en Afghanistan. Je sais que c'est un débat politique compliqué en France. Mais nous n'avons pas le choix: l'Afghanistan est une zone capitale et nous devons finir le job»

18h32: Ca va être l'heure de rentrer pour Obama
Obama s'excuse de sa courte visite en France en expliquant que «ce n'est pas commun de quitter les Etats-Unis pendant plus d'une semaine pendant une campagne présidentielle». «La France et les Etats-Unis ont une longue tradition d'amitié», dit-il encore.

18h29: «En France, il n'y a pas eu de mort pendant les émeutes»
Une journaliste américaine pose une question à Sarkozy sur les émeutes dans les banlieues de 2005. Le Président s'énerve un poil, en perd son oreillette et répond: «En France, il n'y a pas eu un mort, contrairement aux émeutes que vous avez connues aux Etats-Unis.» «Depuis mon élection, il n'y a pas eu d'émeutes», précise t-il encore.

18h26:«Les Etats-Unis sont prêts à faire des avancées importantes» sur l'environnement
Obama finit son court discours en insistant sur l'environnement: «Les Etats-Unis sont prêts à faire des avancées importantes comme d'autres pays européens l'ont fait».

18h21: «Des défis en commun», selon Obama
Une petite anecdote pour commencer son discours: «Quand Sarkozy a fait sa visite aux Etats-Unis, il a rencontré deux sénateurs: John McCain et moi», plaisante Barack Obama. «Avec l'Europe, les Etats-Unis ont des défis en commun, et en premier lieu la paix entre Israëliens et Palestiniens»

18h18: Sarkozy espère qu'Obama sera président
«L'aventure de Barack Obama parle aux Français. J'ai le plaisir de retrouver le sénateur que j'avais rencontré en 2006 où nous avions parlé du Darfour. Nous étions deux: il y en a un qui est devenu président, l'autre peut le devenir aussi». Décidément, Sarkozy est très blagueur aujourd'hui.

18h15: «La France est heureuse d'accueillir Obama»
Les flashs crépitent: Obama entre dans la salle de presse. Comme prévu, il dépasse le président français d'une tête. «La France est heureuse d'accueillir BarackObama parce qu'il est américain et les Français aiment les Américains. Si je ne le dit pas, ils vont être vexés», plaisante Sarkozy.

18h10: Un entretien plus long que prévu pour Sarkozy?
La conférence de presse était prévue pour 17h30 et on ne voit toujours rien venir. C'est une bonne nouvelle pour Sarkozy qui semble avoir obtenu un entretien légèrement plus long que prévu avec son «copain» d'Amérique.

18h: Paris et Londres, des étapes anecdotiques
Jamie Coomarasamy, journaliste de la BBC à Washington, nous explique que «les visites de Barack Obama à Paris et Londres ne sont pas très importantes». «La tournée au Moyen-Orient et le discours à Berlin ont beaucoup plus interessé les Américains».

17h40: La tournée d'Obama, «c'est très fatiguant»
Jamie Coomarasamy est correspondant pour la BBC à Washington. Il fait la tournée Obama au Moyen-Orient et en Europe: «C'est très fatiguant, ça fait une semaine qu'on prend sans cesse des avions. Paris est la 7ème étape, avant Londres ce soir. Barack Obama est quelqu'un de très sympa, intelligent. Mais maintenant qu'il est le candidat démocrate, il est plus difficile de travailler avec lui, il garde les journalistes à distance».

17h20: Les journalistes américains en force
Aujourd'hui, être journaliste français, c'est la loose. Mieux vaut être américain, on se sent plus chez soi. La cour de l'Elysée est pleine de journalistes d'outre-Atlantique badgés d'un tonitruant «Change, we can believe in», le slogan de campagne d'Obama. Le service de presse finit par s'énerver, n'arrivant pas à canaliser le flux des journalistes qui tente d'entrer dans le Palais présidentiel. Evidemment, il n'y a pas assez de chaises pour tout le monde dans la salle où va se tenir la conférence de presse. 20minutes.fr est relégué au fond, derrière un poteau. La BBC aussi, c'est rassurant.

17h: Barack Obama arrive à l'Elysée

La place Beauvau qui jouxte le palais présidentiel est remplie de badauds massés derrière les barrières. Ils attendent patiemment Barack Obama depuis plusieurs minutes, quand le candidat démocrate et son grand barnum (plusieurs limousines, trois cars remplis de journalistes américains) déboulent avenue de Marigny. Le candidat démocrate ne salue pas la foule. Peu importe pour les fans: «Obama, on t'aime!», crie un spectateur.

 

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