Barack Obama boucle la composition de sa future administration
04 déc. 2008
Manchester -Avec la nomination de Bill Richardson au poste de secrétaire au Commerce, Barack Obama va pratiquement achever mercredi l'annonce de sa future administration, un mois seulement après son élection.
Le président élu, qui succédera à George Bush le 20 janvier, est en avance sur ses prédécesseurs récents à la Maison blanche, qui avaient consacré davantage de temps à la composition de leurs équipes gouvernantes.
Mais, dans un passé récent, aucun président américain n'a pris ses fonctions dans un contexte aussi pesant: les Etats-Unis, en récession depuis fin 2007, traversent la pire crise économique depuis les années 1930 et leur armée est engagée dans deux conflits, en Irak et en Afghanistan.
Les nominations auxquelles Obama a procédé jusqu'alors reflètent sa volonté de s'attaquer à la récession et au rétablissement de l'image des Etats-Unis à l'étranger.
A la tête du département du Commerce, qui promeut les exportations américaines, Richardson rejoindra l'équipe économique constituée par le futur 44e président des Etats-Unis.
A 61 ans, l'actuel gouverneur du Nouveau-Mexique, qui fut ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies et secrétaire à l'Energie sous la présidence Bill Clinton, avait caressé l'espoir de prendre en charge la diplomatie américaine.
Obama lui a préféré Hillary Clinton. Et certains commentateurs s'étonnent que Richardson ait accepté la direction du secrétariat au Commerce. "Je suis surpris qu'il ait dit oui. Le poste de secrétaire au Commerce n'est pas vraiment important", estime Animesh Ghoshal, professeur d'économie à l'université DePaul de Chicago.
Obama pourrait tenter d'atténuer cette déception en braquant sur lui les projecteurs, au moins pour un jour. Alors que ses précédentes conférences de presse portaient sur plusieurs nominations, seul Richardson devrait partager la tribune avec le président élu lors de la conférence de presse programmée ce mercredi en fin de matinée (16h40 GMT) Chicago.
Brièvement candidat à l'investiture démocrate, Richardson, né de mère mexicaine, avait rapidement renoncé à son rêve de devenir le premier président d'origine hispanique et rallié la candidature de Barack Obama. Son soutien à celui qui n'était alors que sénateur de l'Illinois avait ulcéré le camp Clinton, qui y avait vu de la déloyauté.