LES ACCORDS DE DAKAR
06 juin 2009L’accord de Dakar prévoit également la mise en place « d’un gouvernement consensuel de transition ». Démarrées jeudi dernier, les négociations entre les différents acteurs politiques mauritaniens en présence du Gci au complet, composé de l’Union africaine (Ua), de la Ligue arabe, de l’Union européenne (Ue), de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et de l’Organisation des nations unies (Onu) se sont achevées hier, mardi 2 juin. Une cérémonie protocolaire de signature des accords a eu lieu tard dans la soirée au palais de la République. Un Me Wade aux anges, tout heureux de voir sa médiation adoubée, a témoigné de l’acte.
Dans la matinée déjà, Cheikh Tidiane Gadio avait cherché à rassurer les observateurs et la presse en déclarant que le communiqué final sur les négociations entre les différents acteurs politiques mauritaniens, sera griffé par les parties prenantes au plus tard à 17 heures heure locale. « Nous allons sortir à 17 heures le communiqué final. Nous sommes en train de faire les derniers réglages. Nous travaillons sur l’accord final. Inchallah (si Dieu le veut) on va discuter en plénière. Nous sommes d’accords sur l’essentiel », avait-il notamment déclaré à la presse venue couvrir l’événement. Il précisait à son monde que le Groupe de contact international veut donner satisfaction au peuple mauritanien.
Lui emboîtant le pas, Ramtane Lamamra, le commissaire à la paix et la sécurité de l’Union africaine avait indiqué à son tour qu’il était confiant sur l’issue des pourparlers. « Dans les prochaines heures, nous pensons finaliser les travaux du Groupe de contact international. L’accord est un accord mauritanien. Il y a une dynamique qui s’accélère » avait ajouté le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine. Une offre finale mise dans les mains des trois pôles qui se disputent la conduite des affaires mauritaniennes, qu’ils ont finalement agréée.
Quelques heures plus tard les faits leur (Cheikh, Lamamra et tous les membres du Gci) donnèrent raison. Devant le chef de l’Etat sénégalais, Abdoulaye Wade les « frères mauritaniens » s’accordaient presque sur tout. Tout est bien qui finit bien.
Un succès diplomatique qui efface le revers de Nouakchott qui avait enregistré un vain déplacement du président sénégalais qui avait essuyé un refus buté des « belligérants » qui campaient résolument dans leur camp. Un entêtement qui était sans compter avec la détermination et le talent de « dialogueur » sénégalais, détermination et talent soutenus par la communauté africaine et internationale.
La stabilité de la sous-région est à ce prix. La Mauritanie vaut bien quelques prières et le processus de démocratisation de 2006 qui y a connu quelques accros devrait repartir. Cette fois-ci d’un bon pied ? Gageons le !