Après les tournées à succès du candidat du RDR
 
Ses militants le réclamaient sur le terrain. Il est descendu dans l’arène. Le président du RDR, Alassane Dramane Ouattara, candidat à l’élection présidentielle de novembre prochain, a effectué une série de tournées qui l’ont conduit dans plusieurs régions et départements du pays. Le leader des républicains a parcouru successivement, les régions du Bas-Sassandra, des Lacs et de la Vallée du Bandama, du Moyen Comoé et du Zanzan, avant de terminer par celle du Haut Sassandra et du Fromager. Cette dernière étape de la tournée n’a pu être achevée à cause d’un léger malaise qui a écourté la mission de l’ancien Directeur général adjoint du Fonds monétaire internationale (FMI) au stade Biaka Boda de Gagnoa. Ce périple a été l’occasion pour lui d’être en contact direct avec les Ivoiriens qui l’attendaient. Mais aussi pour voir et vivre de plus près les réalités de ceux-ci depuis que les Refondateurs ont en main, la gestion du pouvoir d’Etat. Et le numéro un des républicains, n’a pas déçu les espoirs placés en lui par toutes ces populations avides de bien-être que le pouvoir FPI a confiné dans la misère et la mendicité. Son message a été à la hauteur des attentes de ses hôtes. Son discours a redonné espoir et espérance à une population que la déception avait totalement gagnée. Rois, chefs, dignitaires et notables ont été séduits eux aussi par le message que leur a apporté le chef de file du RDR. Un message qui s’inscrit parfaitement dans la dynamique du processus de sortie de crise. En effet, le candidat des républicains a exhorté au pardon pour la reconstruction du pays. En pays Krou, Baoulé, Bété, Agni, le message du président du RDR a achevé de convaincre les populations et tous ceux qui doutaient encore de sa volonté de voir une Côte d’Ivoire nouvelle, réunifiée: «Je viens aussi vous dire que notre pays a souffert. Nous avons souffert de cette crise qui n’en finit pas. Nous avons souffert des divisions, des mésententes, des incompréhensions. Nous avons souffert de la guerre. De pauvres personnes ont perdu la vie, d’autres ont été assassinées. Moi, je l’ai échappé. Dieu m’a protégé, mais je sais ce que c’est, puisque j’ai failli perdre la vie moi aussi. Mais ceci étant, on ne peut pas toujours se référer au passé. Il faut que nous nous réconcilions», a conseillé ADO dans son discours de Toumodi. Pardon, réconciliation, paix, unité, amour, développement, ont été ses maîtres-mots. Mais par-dessus tout, le petit fils de l’empereur Sékou Ouattara a affirmé, la main sur le cœur qu’il a des solutions pour son pays. Car pour les Ivoiriens à qui les gouvernants actuels ont promis monts et merveilles, quand ils étaient encore dans l’opposition, ceci est très important. Qui est le mieux placé des candidats pour sortir le pays du gouffre dans lequel il est plongé depuis un certain 24 octobre 2000, date de la prise du pouvoir de FPI? Et c’est cette promesse du candidat du RDR à mettre ses connaissances et ses relations à la disposition de son pays qui a provoqué le déclic auprès des populations et de la chefferie. «S’il l’a fait ailleurs, c’est qu’il peut le faire pour son pays donc pour nous», ont semblé conclure les têtes couronnées et les populations. C’est pourquoi, elles ont décidé de suivre les sillons que veut tracer le candidat de l’espoir. Et c’est justement tout cela qui donne le tournis aux adversaires de Ouattara. Comment contrer cette passion qui se déchaîne autour du candidat? C’est pour répondre à cette question que le FPI et Gbagbo ont envoyé en missions leurs hommes. Et pas n’importe où mais dans les villes où la caravane des républicains est passée. C’est ainsi que le parti au pouvoir a cru bon de jeter ses hommes sur les traces du RDR. Charles Blé Goudé était à San Pedro. Avec lui, les Affi N’Guessan, Laurent Dona Fologo, Mamadou Koulibaly, sillonnent les villes déjà visitées par Ouattara pour tenter de dire leur messe aux populations. Mais celles-ci ne sont pas dupes. Elles savent de quel côté se trouvent le faux et les promesses non tenues. Car comme le dit l’artiste: «on peut tromper une partie du peuple, une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps». 
Yves-M. ABIET



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